Le soleil montait doucement, étendant ses reflets opalins sur la clairière. Félix, Ambre et Nabil se levèrent, le cœur encore chargé des confidences de la nuit et du message de l’oiseau. L’air avait une clarté nouvelle, comme si tout leur disait : « partez ».
Zabulon sauta de la pierre, sa queue balançant comme un métronome. Ses yeux brillaient d’une assurance tranquille.
- « Il est temps, dit-il dans leurs pensées. La route vous attend. »
Ils franchirent les premiers pas vers l’orée de la clairière. Mais à mesure qu’ils s’approchaient, les troncs semblèrent s’épaissir, les branches s’entrelacer comme des bras hostiles. L’ouverture qu’ils avaient empruntée la veille n’était plus qu’un mur de bois et de lianes.
Ambre serra les poings.
- « Ils veulent nous retenir. »
Félix eut un mouvement de recul, oppressé par cette végétation qui paraissait vivante. Les feuilles bruissaient, mais ce n’était plus le chant apaisant de la nuit : c’était un murmure dur, grondant, presque menaçant.
Nabil, calme, ferma les yeux et posa sa main sur son cœur.
- « C’est une autre épreuve, dit-il doucement. Que Dieu, nous protège. »
Zabulon s’avança entre eux et la forêt. Sa silhouette se redressa, ses yeux s’illuminèrent d’un éclat verdoyant. Alors, chacun sentit en lui un souffle puissant, comme si le chat insufflait une onde qui traversait leurs pensées.
- « La forêt ne veut pas que vous partiez faibles, expliqua-t-il. Elle teste votre volonté. Si vous doutez, elle vous enfermera. »
Félix déglutit, ses mains tremblaient. Ambre posa sa main sur son épaule, son regard d’acier le soutenant.
- « On ne recule pas, dit-elle. »
Ils avancèrent ensemble, pas à pas. Les branches se resserraient encore, griffant leurs bras, cherchant à les repousser. Mais plus ils avançaient avec résolution, plus les lianes reculaient, comme brûlées par une force invisible.
Zabulon bondit en avant, posa ses pattes sur une racine qui barrait le chemin, et ses yeux brillèrent plus fort encore. D’un coup sec, la racine se desserra, s’écartant comme une porte qui cède.
Une brise fraîche passa. Devant eux, un sentier étroit venait de s’ouvrir, serpentant dans la forêt.
- « Voilà votre voie », dit Zabulon. « Mais souvenez-vous : la forêt ne pardonne pas le doute. »
Ils franchirent le seuil, haletants, les cœurs battant à l’unisson. Derrière eux, la clairière se referma lentement, disparaissant comme si elle n’avait jamais existé.
La route commençait vraiment.14 – Le seuil réticent
Le soleil montait doucement, étendant ses reflets opalins sur la clairière. Félix, Ambre et Nabil se levèrent, le cœur encore chargé des confidences de la nuit et du message de l’oiseau. L’air avait une clarté nouvelle, comme si tout leur disait : « partez ».
Zabulon sauta de la pierre, sa queue balançant comme un métronome. Ses yeux brillaient d’une assurance tranquille.
- « Il est temps, dit-il dans leurs pensées. La route vous attend. »
Ils franchirent les premiers pas vers l’orée de la clairière. Mais à mesure qu’ils s’approchaient, les troncs semblèrent s’épaissir, les branches s’entrelacer comme des bras hostiles. L’ouverture qu’ils avaient empruntée la veille n’était plus qu’un mur de bois et de lianes.
Ambre serra les poings.
- « Ils veulent nous retenir. »
Félix eut un mouvement de recul, oppressé par cette végétation qui paraissait vivante. Les feuilles bruissaient, mais ce n’était plus le chant apaisant de la nuit : c’était un murmure dur, grondant, presque menaçant.
Nabil, calme, ferma les yeux et posa sa main sur son cœur.
- « C’est une autre épreuve, dit-il doucement. Que Dieu, nous protège. »
Zabulon s’avança entre eux et la forêt. Sa silhouette se redressa, ses yeux s’illuminèrent d’un éclat verdoyant. Alors, chacun sentit en lui un souffle puissant, comme si le chat insufflait une onde qui traversait leurs pensées.
- « La forêt ne veut pas que vous partiez faibles, expliqua-t-il. Elle teste votre volonté. Si vous doutez, elle vous enfermera. »
Félix déglutit, ses mains tremblaient. Ambre posa sa main sur son épaule, son regard d’acier le soutenant.
- « On ne recule pas, dit-elle. »
Ils avancèrent ensemble, pas à pas. Les branches se resserraient encore, griffant leurs bras, cherchant à les repousser. Mais plus ils avançaient avec résolution, plus les lianes reculaient, comme brûlées par une force invisible.
Zabulon bondit en avant, posa ses pattes sur une racine qui barrait le chemin, et ses yeux brillèrent plus fort encore. D’un coup sec, la racine se desserra, s’écartant comme une porte qui cède.
Une brise fraîche passa. Devant eux, un sentier étroit venait de s’ouvrir, serpentant dans la forêt.
- « Voilà votre voie », dit Zabulon. « Mais souvenez-vous : la forêt ne pardonne pas le doute. »
Ils franchirent le seuil, haletants, les cœurs battant à l’unisson. Derrière eux, la clairière se referma lentement, disparaissant comme si elle n’avait jamais existé.
La route commençait vraiment.